“We English” est le résultat très attendu du long voyage autour de l’Angleterre que le photographe Londonien Simon Roberts a fait avec sa femme et sa fille. pour ce livre Roberts a parcourut en caravane son pays, en documentant ses paysages, à la fois naturel et social, avec une chambre grand format 4 x 5.
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101 photographes se mobilisent contre le DR dans le nouveau livre édité par l’Union des Photographes Créateurs (UPC)
Disponible au prix de 15 euros à la Maison des Photographes (121, rue Vieille du Temple dans le 3ème arrondissement de Paris), cet ouvrage compte les photographies des membres l’UPC. En couleur ou en noir et blanc ; figuratives ou abstraites ; légères, ludiques ou dérangeantes, ces images sont autant de témoignages de photographes professionnels qui s’inspirent de cette mention qu’est le “DR”. Des cartes postales, sur le même thème, ont aussi été éditées.
Rencontre incontournable des professionnels de la photographie, le congrès annuel de l’Union des Photographes Créateurs a été l’occasion pour l’UPC de dévoiler sa dernière édition : un ouvrage qui réunit les photographies de 101 photographes adhérents qui s’expriment, en image, quant à l’utilisation abusive de la mention “Droits Réservés”. Bien sûr, ce rendez-vous a aussi permis aux adhérents de l’UPC d’élire leur nouveau bureau, qui se compose de Frédéric Buxin (président), Pierre Ciot (vice président), Patrick Roche (secrétaire général) et Claude Médale (trésorier).
Et c’est dans le cadre de ses actions que l’UPC, qui s’attache à protéger et à défendre le droit d’auteur, a jugé bon de mettre en exergue le problème des droits réservés avec l’édition de ce livre. De fait, l’explosion des réseaux internet et le développement des technologies numériques ont profondément bouleversé le monde de la photographie.
Depuis, les professionnels se sont vus opposer des pratiques contraires au droit en vigueur.
Il est important de rappeler que depuis de nombreuses années s’est développé un usage de publication d’œuvres avec la mention « Droits Réservés » ou « DR ». Cette pratique, qui n’a aucune base légale, devrait être strictement réservée aux œuvres pour lesquelles il s’est avéré impossible d’identifier ou de retrouver l’auteur.
Or, elle s’est banalisée et connaît aujourd’hui d’importantes et graves dérives, défavorables aux auteurs des arts visuels, et plus particulièrement aux photographes. La publication d’œuvres avec la mention « droits réservés » est devenue très fréquente, tout particulièrement dans le secteur de la presse, mais aussi dans les secteurs de l’édition, de la télévision, des journaux d’entreprises et d’internet.
C’est un des problèmes que l’UPC dénonce.
http://www.upc.fr/
Le Jeu de Paume accueille jusqu’au 22 mars une exposition sur Robert Frank rassemblant les 83 photographies de son livre “Les Américains” exposées dans l’ordre que le photographe suisso-américain avait choisi pour son livre devenu mythique ainsi qu’une sélection de photos moins connues que Frank a faites à Paris au début des années 50.
Né en 1924 à Zurich Robert Frank apprend la photographie en Suisse, très critique envers le conformisme de son pays et de ses parents, il traverse l’Atlantique en 1947. A New York, il se fait embaucher à Harper’s Bazaar puis voyage en Amérique du Sud et en Europe, en 1953 Robert Frank retourne à New York et le Guggenheim lui accorde une bourse grâce à laquelle il voyage en voiture à travers les États-Unis avec sa femme et ses enfants. Après des virées à partir de New York, Frank sillonne la côte ouest pendant neuf mois. Pendant ces voyages il réalise 20 000 clichés dont il en sélectionnera 83 pour les publier dans son livre “Les Américains“. Ce sont des photographies sur la banalité du quotidien et la solitude, il travaille vite, ose le flou et les cadrages approximatifs, le livre, publié en France, sera très mal accueillit avant de devenir mythique.
Le Jeu de Paume expose aussi 70 photographies prises à Paris avant les Américains entre 1949 et 1952 par Robert Frank qui montrent déjà un Paris mélancolique et morose.
- Informations exposition :
Adresse :
Jeu de Paume
1 place de la Concorde
75008 Paris
01-47-03-12-50
Horaires :
Jusqu’au 22 Mars 2009
Tous les jours sauf lundi, mardi 12h-21h
Mercredi-vendredi 12h-19h
Samedi et dimanche 10h-19h
Tarifs:
6 euros / 4 euros
Zoe Strauss est une photographe qui vit à Philadelphie, apres avoir découvert la photographie sur le tard elle a acheté un appareil numérique et s’est mise à parcourir les rues américaines à la recherche de leurs habitants pendant plusieurs années.
Elle rend compte de la diversité de la population qui y vit, mettant en rapport ces visages avec les paysages et l’architecture ainsi qu’avec, spécificité d’outre atlantique, les panneaux et annonces qui pullulent dans les villes, au final il en ressort un livre exceptionnel, un modele de mise en page ou chaque photo réponds à la précédente et nous prépare à la suivante.
On s’attache aux marginaux, on découvre des paysages commerciaux, on s’étonne devant des panneaux d’affichages qui déclarent “Together we make dreams come true” on s’attarde dans les banlieues, au final tout s’assemble, tout devient cohérent et on a l’impression d’avoir découvert une part des Etats Unis.
Dans la préface Zoe Strauss nous parle de sa découverte de la photographie, de son envie de rencontrer les gens, du début de son projet avec une exposition annuelle appellée “Under I-95″ où elle accroche sur les piliers de soutenement d’autoroute ses tirages, à la fin de la journée les spectateurs peuvent les décrocher et les emporter, débuté avec quelques amis comme spectateurs cet accrochage est devenu un évenement et des centaines de visiteurs viennent chaques années de tout le pays pour le voir.
Quand on voir qu’il est disponible pour à peine 15€ sur Amazon il n’y a aucune raison de se priver !
Pour vous faire une idée :